Accueil › Conseils › L'EPM

Santé et quotidien du cheval

EPM (myéloencéphalite à protozoaires) : une maladie absente de France

Si vous suivez des contenus équins en anglais, vous avez peut-être croisé l'acronyme EPM parmi les maladies neurologiques redoutées des propriétaires américains. Autant le savoir tout de suite : cette maladie ne concerne pas, en pratique, les chevaux vivant en France.

Mis à jour le 1er octobre 2026

Cheval marchant sur un sentier forestier
Photo : Tony Zohari, Pexels

Qu'est-ce que l'EPM ?

La myéloencéphalite protozoaire équine, ou EPM, est une atteinte progressive du système nerveux central du cheval, causée le plus souvent par un protozoaire, Sarcocystis neurona, et plus rarement par un autre parasite apparenté. Le cheval s'infecte en ingérant de l'eau ou des aliments souillés par les excréments de l'hôte définitif de ce parasite : l'opossum.

Pourquoi cette maladie ne concerne pas la France

L'EPM suit directement l'aire de répartition de l'opossum, un marsupial présent en Amérique du Nord, centrale et du Sud, mais absent du territoire français et plus largement du continent européen. Sans opossum pour assurer le cycle du parasite, la contamination des chevaux ne se produit pas en France. C'est une maladie bien réelle et documentée, mais géographiquement circonscrite au continent américain.

Une maladie difficile à soigner là où elle existe

Là où l'EPM est présente, son traitement repose sur des médicaments antiparasitaires spécifiques. Les études disponibles montrent une amélioration clinique chez environ 60 % des chevaux traités, mais une guérison complète dans moins de 25 % des cas : une partie des chevaux garde des séquelles neurologiques même après traitement. Une rechute survient par ailleurs chez 10 à 20 % des chevaux traités avec succès, dans les un à trois ans qui suivent l'arrêt du traitement. Ces chiffres donnent une idée de la gravité de cette maladie dans les pays où elle circule, et renforcent, par contraste, l'intérêt d'habiter une zone où le cycle du parasite ne peut pas s'installer.

Pourquoi le savoir est utile

De nombreuses ressources équines en ligne, souvent américaines, évoquent l'EPM parmi les causes possibles de troubles neurologiques ou de perte de coordination chez le cheval. Si vous lisez ce type de contenu et vous interrogez sur votre propre cheval en France, vous pouvez généralement écarter cette piste. D'autres causes, bien présentes sur le territoire, doivent en revanche être envisagées en priorité devant des signes neurologiques, comme le syndrome de Wobbler : elles se discutent avec votre vétérinaire.

Questions fréquentes

Mon cheval peut-il attraper l'EPM en France ?

Dans la pratique, non : cette maladie suit l'aire de répartition de l'opossum, absent du territoire français. Les signes neurologiques observés chez un cheval en France ont d'autres causes à rechercher avec votre vétérinaire.

Pourquoi entend-on parler de l'EPM si elle ne touche pas la France ?

Beaucoup de ressources équines accessibles en ligne sont produites aux États-Unis, où l'EPM est une préoccupation réelle du fait de la présence de l'opossum. Cette information, pertinente là-bas, ne s'applique pas directement à un cheval vivant en France.

Que faire si mon cheval montre des signes neurologiques ?

Contactez votre vétérinaire sans attendre. Il recherchera les causes pertinentes pour un cheval en France, qui diffèrent de celles envisagées en priorité aux États-Unis.

L'EPM se guérit-elle complètement ?

Pas toujours, même avec un traitement : les études rapportent une amélioration chez environ 60 % des chevaux traités, mais une guérison complète dans moins d'un quart des cas, avec un risque de rechute dans les années qui suivent.

Sources

  • CIRAD, Dictionnaire des sciences animales, entrée myéloencéphalite équine à protozoaire.
  • Merck Veterinary Manual, Equine Protozoal Myeloencephalitis.
  • Données d'efficacité clinique du ponazuril, du diclazuril et de l'association sulfadiazine-pyriméthamine dans le traitement de l'EPM.
Gratuit · 10 minutes

Faites le point sur le quotidien de votre cheval

Alimentation, vie sociale, mouvement, environnement : le bilan Cheval 3F repère ce qui peut être amélioré, et ce qui demande l'avis d'un professionnel.

Commencer le bilan
Le Guide Cheval 3F · chapitre 11

Le suivi vétérinaire

Le chapitre complet : les mécanismes, la prévention au quotidien, ce qu'il faut observer mois après mois, et ses sources.

Découvrir le guide